By Boualem Sansal

ISBN-10: 2070149935

ISBN-13: 9782070149933

L’Abistan, gigantic empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et l. a. soumission au dieu distinctive. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de los angeles foi sans questions. Le personnage significant, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de los angeles faith. Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de l. a. littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans l. a. filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui threat les démocraties.

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Die 29-jährige Jamie Kellog lebt in Florida und hat mit Männern bisher kein Glück gehabt. Alles ändert sich jedoch, als sie Brad Fisher begegnet. Zum ersten Mal in ihrem Leben hat sie das Gefühl, wirklich verstanden zu werden, und sie schenkt Brad ihr ganzes Vertrauen. Als die beiden wenig später zu einer Reise aufbrechen, ist Jamie überglücklich.

New PDF release: Fouché

"Joseph Fouché, l’un des hommes les plus puissants de son époque et l’un des plus remarquables de tous les temps, a trouvé peu d’amour auprès de ses contemporains et encore moins de justice auprès de los angeles postérité. Napoléon, à Sainte-Hélène, Robespierre, parmi les Jacobins, Carnot, Barras, Talleyrand dans leurs Mémoires, et tous les écrivains français, royalistes, républicains ou bonapartistes, trempent leur plume dans du fiel dès qu’ils doivent écrire son nom.

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Les malades ne manquaient pas, il en arrivait plus qu’il n’en partait, on ne savait où les caser. Un lit vide ne le restait pas longtemps, les souffrants qui dormaient sur des grabats dans les larges couloirs venteux se le disputaient âprement. Les arrangements conclus en amont ne suffisaient pas toujours à assurer des successions pacifiques. Il n’y avait pas que les pénuries, il y avait les difficultés du terrain, elles faisaient oublier le reste. La nourriture, les médicaments, les fournitures nécessaires à l’économie du sanatorium étaient acheminés de la ville par camions – des mastodontes difformes tatoués sur tout le corps qui avaient l’âge de la montagne et ne craignaient rien, du moins jusqu’aux premiers contreforts où l’oxygène commençait à se faire trop léger pour leurs gros pistons – puis à dos d’hommes et de mulets tout aussi braves et endurants, et grimpeurs émérites, mais d’une lenteur exécrable : ils arrivaient quand ils pouvaient, selon les aléas du climat, l’état des pistes et des corniches, leur humeur, et le niveau des chicanes tribales qui avaient le chic pour tout bloquer avec incidence immédiate sur le tracé des routes.

Pour le reste, la montagne ne pouvait rien, la vie était dure, le pays manquait de tout, les privations s’ajoutant aux privations remplissaient le quotidien, si on peut dire les choses de cette façon. On s’abîmait dès l’entrée en vie, c’était naturel. Si haut dans la montagne et si loin de la ville, le déclin était rapide. Le sanatorium était le terminus assuré pour beaucoup, les vieillards, les enfants, les déficients graves. Les pauvres sont ainsi, résignés jusqu’au bout, ils commencent à se soigner lorsque la vie finit de les abandonner.

L’homme qu’il était, le croyant fidèle, se mourait, il le comprenait bien, une autre vie naissait en lui. Il la trouvait exaltante alors qu’à la sanction violente elle était vouée, l’écrasement et la malédiction pour lui, la ruine et le bannissement pour les siens, car, et cela était évident comme le jour, il n’avait aucune possibilité d’échapper à ce monde, il lui appartenait corps et âme, depuis toujours et jusqu’à la fin des temps, quand il ne resterait rien de lui, pas une poussière, pas un souvenir.

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2084. La fin du monde by Boualem Sansal


by William
4.0

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